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Partenaires - avril 5, 2021

Quand la passion devient un projet

Je m’appelle Stéphan Doe, et j’aime la bouffe. Ça paraît simple quand on le dit comme ça, mais c’est cet amour qui m’a propulsé dans l’une des aventures les plus «wild» : fonder mon entreprise, Super Super.

 

Avant de devenir entrepreneur, je travaillais dans le domaine de la photo. C’est à travers plusieurs tournages et séances photos sur le thème de l’alimentation que j’ai pu rencontrer des personnes inspirantes et cultiver mon amour de la gastronomie. Puis, un peu fou, un peu ambitieux, mais déterminé à ne pas me planter, j’ai tout lâché et je me suis catapulté en affaires.

 

J’aimerais bien vous dire que mon parcours a été un chemin bien droit, qu’une chose m’a amené à une autre qui m’a amené au succès, mais ce n’est jamais comme ça, dans la vie. Pour résumer, j’avais la tête pleine d’idées mais peu d’expérience dans le domaine de l’alimentation. J’ai donc cherché à rejoindre les gens que j’avais rencontrés, aussi passionnés que moi. Après plusieurs idées abandonnées, plusieurs projets «trop grands» et les importants délais occasionnés par l’attente de quelqu’un d’autre pour m’aider à passer à l’action, Jean-Simon Petit (qui deviendrait mon mentor en cuisine) m’a dit : «Si tu attends après quelqu’un pour faire ton projet, tu vas toujours te trouver en attente.» C’est là que je me suis rendu compte que si je voulais réussir, je ne devais dépendre que de moi-même.

 

J’ai donc pris mon gros projet (beaucoup trop gros pour l’expérience que j’avais!) et je l’ai simplifié. J’ai choisi de créer des préparations à tartare.

 

Pourquoi? Parce que, à la base, je fais de bons tartares (en toute humilité!). Je voulais un produit qui nexistait pas et que je devais sans cesse refaire en cuisine. En gros, je voulais un produit que j’aurais moi-même envie d’acheter.Jean-Simon et moi avons commencé à y travailler dans ma cuisine. On sest penché sur mes comptoirs et on a mis au point les recettes de nos préparations. J’ai ensuite loué un local afin d’y établir un atelier de production. Le bail était de cinq ans. Il était hors de question dans mon esprit que l’entreprise ne fonctionne pas. Jai toujours cru en mon projet.

 

J’ai commencé la distribution de mes préparations à tartare dans les poissonneries. Je me souviens encore de la première fois où j’ai fait goûter mes produits au public, à d’autres personnes que « mon monde ». Je tremblais et je me demandais si mes produits étaient vraiment bons ou si mes proches avaient juste été gentils. Durant mes deux premières fins de semaine de dégustation, j’ai vendu 200 pots. Deux cents pots en quatre jours! C’est à ce moment que je me suis rendu compte que mon rêve, ma grande idée, ça allait fonctionner.

 

 

Quand je me suis enfin senti prêt, j’ai été mis en contact avec les Marchés Lambert. Un matin, j’ai coupé mon saumon et mes condiments, j’ai tout mis dans une glacière et je suis parti au IGA de Bromont! Je suis arrivé à 10 h du matin et j’ai demandé au directeur s’il voulait manger un tartare si tôt en matinée. Il m’a répondu que oui, qu’il n’avait aucun problème à manger du poisson le matin. Je lui ai préparé deux portions, et je l’ai regardé manger.

 

Solliciter IGA et entrer dans les supermarchés m’intimidait : c’est un monde qui m’était complètement inconnu. Mais à partir de ce matin-là, mes produits ont eu leur place au Marché Lambert de Bromont et j’ai été invité à venir y offrir des dégustations. Je capotais : mon projet était en train de décoller! On a fait notre première dégustation la fin de semaine de l’Action de grâce, et mes produits ont par la suite commencé à être offerts dans les autres Marchés Lambert. À partir de là, ma vie a complètement changé. En revenant de Bromont, le premier matin, j’avais un grand sourire en revoyant tout ce que j’avais accompli en moins d’une année. Ça allait être une grande entreprise!

 

Stéphan